jeudi 2 avril 2009

Un p'tit 80$ d'honoraire, ça vous dit?

Je suis bien couché sur le divan. Vous avez votre calepin? Go!

J'ai maintenant 172 pages de mon roman de complétées et il devrait en contenir environ 225. Donc, estimation rapide, il me reste environ 50 pages à écrire.

Je sais exactement ce qui va se passer avec mes trois personnages principaux. Sans réinventer la roue romanesque, je trouve que j'ai fait un bon travail jusqu'à maintenant et j'aime bien la fin que j'ai imaginé.

Pourquoi je vous parle de ça? Parce que ces 50 pages-là refusent tout simplement de s'écrire, voilà pourquoi.

Pourquoi elles refusent de s'écrire? Parce que réussir à me rendre au bout de ce projet me fait peur, voilà pourquoi.

Pourquoi ça me fait peur? Pour les mêmes raisons que vos premiers commentaires ici, il y a plus de 16 mois m'ont donné la chienne, voilà pourquoi.

Pourquoi ils m'ont donné la chienne? Parce qu'un Ensaignant, par sa définition toute personnelle, ça commence des trucs, ça ne les finit pas, voilà pourquoi.

Pourquoi ça ne les finit pas? Take your guess...

12 commentaires:

Miss Klektik a dit…

Wow! C'est absolument génial. Go! Je t'encourage à le terminer ce projet que j'aille vite m'en chercher une copie!

CAtharsis a dit…

Sera-ce un pseudo ou ton vrai nom?

Je ne veux pas manquer la sortie de ce livre qui sortira en 2010 pcq bien sûr il sortira, son auteur ayant terminé ce qu'il a commencé.

Une Peste! a dit…

So?
Qu'est-ce que cela fait que souvent - pas tout le temps, toujours ou jamais - tu n'aies pas terminé des trucs?

T'as fini ton bacc? Tu as des mômes, tu les nourris bien? T'es un bon père? Un bon citoyen? Un bon époux? Un bon prof? Logiquement, c'est ce qu'il y a de plus important. Alors, qu'est-ce qui est "incomplet" là-dedans?

Savais-tu que les occidentaux sont sans doute les gens qui ont le plus loisir de s'introspecter ainsi? Je ne veux pas faire ma démagogique mais c'est ça pareil. Viens un moment où il faut cesser de se questionner, se remettre en question, s'écouter dirait mon père .. et juste faire ce qu'il y a à faire.

Tu n'es pas en train de rédiger ta biographie, les tripes sur la table, en phase terminale d'un cancer et espérant laisser à tes enfants un souvenir de toi: tu écris ton livre. Un livre avec des personnages. Il te reste 50 pages.

Tu dirais quoi à un élève, talentueux, qui branlerait dans le manche? Tu diras quoi à un élève que tu verrais s'auto-saboter à quelques pages de la fin d'un travail que tu évaluerais très, très "nourrissant" pour lui? Tu l'écouterais ressortir ses paterns en leitmotiv? Ou bedon tu lui botterais le cul et l'aiguillant sur comment closer le tout?

Deux pages par jour et tu termines tout cela avant la date échéance pour rendre nos impôts 2008.

Je ne m'excuse pas de ne pas être madame Calinour avec toi. Si te n'étais pas cap de le prendre: je ne badrerais même pas de te le dire. Dès fois, les câlins et les encouragements gentils ne sont pas ce qu'il faut. Personne ne va t'enjoyer ou te convaincre que t'es capable: faut que tu le fasses tout seul.

C'est toi qui a les mains le volant.

Drew a dit…

On s'commande une broue pis on refait le monde à go ok?

GO!

Carl a dit…

Si t'as peur ca doit être parce que t'as fait du bon boulot.

Les dernières étapes dans un projet sont toujours les plus difficiles. Souvent, on a peur de finir seulement par amour du projet: On veut pas que ca finisse.

La peur n'est pas un sentiment réducteur: Elle est plutôt une manière d'avancer les choses.

Lache pas mec :-)

Caboche a dit…

Notre propre jugement critique et la peur du jugement des autres entravent la création.
Il ne faut pas se faire d’illusion, il y a un milliard de Chinois qui ne te liront pas. Alors, laisse-toi aller. Si tu attends une césarienne pour le mettre au monde, cet enfant, ça va coûter plus de $80.
Franchement, après avoir piqué notre curiosité, on veut le lire.

Prof malgré tout a dit…

Héhé.. T'as raison. J't'ai dit le même truc que la peste cet après-midi à l'école.

J'espère que ton roman est plus original que moi...

Zed Blog a dit…

La peur de finir un projet c'est aussi la peur de la mort. finir un projet, c'est le ...finir. Remède? Imaginer sa vie sur la tablette de la librairie, ou sur l'écran d'ordis de lecteurs, ou dans la colonne de droite du Prof masqué avec une cote à part, ou ...à toi d'imaginer et mieux encore, commencer à penser au prochain.

C'est aussi un manque d'amour de soi. On s'imagine qu'on ne vaut pas la joie du succès. Remède, travail sur soi, accepter l'amour offert. Ouche, oui, je sais, gros travail, mais ça aussi tu réussis très bien. Chapeau bas. Oui, tu le mérites. Il n'y a pas que moi qui le dis.

Tu vois, j'ai commencé avant toi et tu vas finir avant moi. Et oui, je vais le finir. Ce n'est pas un concours. Mais le finir, c'est une obligation de soi à soi. Je finis en ce moment le chapitre 7. Sur 11. Resteront la pré et la postface.

Allez hop la plume!

Zed ¦)

L'ensaignant a dit…

MissKlektik: Entre le terminer et le retrouver sur une tablette, il y a cinq univers. Mais bon, I might as well give it a shot, huh?

CArthasis: mon vrai nom et du même coup, je me questionnerais sur le pseudo. Compliqué...

Peste: tu es la raison du retard de réponse aux commentaires de ce billet. Ça a été long à avaler, je t'avoue. Puis j'ai relu et relu et relu.

Tu as eu avec moi la même approche que j'aurais eu avec un élève, comme tu l'as si bien décrit.

Et tu sais quoi? J'ai écrit six pages en deux jours.

Merci.

Drew: cheers!


Carl: bienvenue ici. Merci pour les bons mots. La peur est un sentiment familier chez moi et tu as raison, elle m'aide souvent à avancer. Je m'en rends compte, après coup.

Caboche: tu as bien raison. Les Chinois sont cependant un maudit bon bassin, pourtant.

Ensaignant, en mandarin, ça s'écrit comment?!?

PMT: ne crains rien, il l'est! ;)

Z: tu es toujours celle qui met le doigt exactement sur mes bobos. J'écris quelques mots et vlan!, tu saisis ce qui est entre les lignes.

Obligation de soi à soi... j'aime bien l'image et surtout, la façon que ces mots résonnent en moi.

unautreprof a dit…

Je ne suis pas en désaccord avec la Peste, toutefois, même si un moment donné on doit ne pas s'enliser dans l'introspection, je ne pense pas que d'en faire empêche de passer à l'action.
Déjà que tu écrives un billet là-dessus, sur ta crainte, est pour moi, il me semble, un pas réel vers l'action.
Fais-toi confiance.
Ça fait partie du processus, j'en suis convaincue.
J'ai bien hâte de lire ton livre.

Zed Blog a dit…

Disons qu'on en a plus d'un qui se ressemblent. Tu peux imaginer que je me parle en te disant ce que je t'ai écrit.

J'aime beaucoup le commentaire de La Peste et aussi celui d'unautreprof. Ils ne se contredisent pas dans ma tête.

Bises. Zed

L'ensaignant a dit…

unautreprof: merci beaucoup pour la compréhension de mon billet. Écrire est souvent libérateur et m'aide à comprendre mon petit moi de façon un peu plus grande. Pour le livre, il y a loin de la coupe aux lèvres. J'ai lu quelque part que seulement 3% des manuscrits évitaient la déchiqueteuse.

Zed: je sais ;)