dimanche 7 septembre 2008

Dimanche matin à la ferme

Ce matin, après nous être levés tôt, nous sommes embarqués dans la Blondinettemobile pour une escapade à la ferme. Il s'agissait d'une ferme spécialisée dans le formage au lait de chèvre. Mon estomac gargouillait d'anticipation.

Nous nous sommes stationnés dans un grand champ avec des trèfles aussi haut que les portières de l'auto. Puis nous avons marché, ne pouvant parfois éviter cette boue qui, nous l'espérions, était de la boue. Ça fait partie des agréments d'un voyage comme celui-ci.

Arrivés là-bas, Loutre et Koala accrochés à nos pantalons car il pleuvait des chats, nous nous sommes approchés des boucs. Ils s'étaient mis sur leur 31, avec leurs permanentes frisées sur la tête. Je n'ai pu m'empêcher d'en flatter plusieurs au passage, leur trouvant des ressemblances avec quelques frisés de mon entourage. Toujours le même manège: les attirer avec une main en forme de coupe, comme si on allait leur donner quelque chose à manger et hop, la main sur la tête. Toutes ces frisettes, toutes différentes...

Près de nous, le responsable qui a une barbiche qui aurait rendu plusieurs chèvres jalouses. Un roux, un roux à barbiche. Je me méfie toujours des roux, c'est malgré moi. Jamais eu une bonne expérience avec un roux dans ma classe. Même un garçon, qui m'avait donné la "rouille" dans mon enfance, était roux. Je vous raconterai un jour. Il a fini en cure de désintox. Dur, la vie de roux.

Donc, le guide roux était en pleine conversation avec un autre visiteur, brun celui-là.

-Ils ont l'air énervés, les boucs! dit le visiteur.
-C'est pasqu'y sont en rut! annonça fièrement le roux.
-Les avez-vous frisé pour l'occasion? demande une vieille dame, près d'eux.
-Ah, ben non, y s'pissent d'sus!

Quoi? Je regarde ma main, je regarde les boucs, je regarde le roux, je regarde à nouveau les boucs, je regarde encore ma main.

-C'est l'odeur. Les femelles r'niflent ça pis ça les excitent! recommence le roux.

Blondinette, qui était non loin de là, me voit arriver au pas de course vers elle.

-Excuse chérie, tu as un "swamp"? lui demandai-je.
-C'est les boucs? me demanda-t-elle.
-T'as pas idée...

J'voudrais en faire des boucs-émissaires, mais serait-il possible pour les animaux de ferme d'acquérir un minimum de classe?

4 commentaires:

Prof malgré tout a dit…

C'est pour ça que quand t'as besoin d'un bouc-émissaire dans ta classe, tu as toujours un roux de secours?

Catherine a dit…

Quoi... Tu ne souhaitais pas attirer les femelles? :)

Une Peste! a dit…

Petite nature, va!

C'est toujours bin juste du pipi de bouc. Mal pris dans l'bois, tu sais que tu peux bouffer des crottes de lapin?
C'est PLEIN de protéines, j't'assure!

Celles des castors aussi, tu peux. Pour preuve que c'est vraiment bon pour la santé, les castors passent leur hiver à manger leur .. enfin .. ça-là. Entre deux roupillons.

Tu vois comme ils font la belle vie? Ils passent l'été à faire des ronds dans l'eau, en plus.

Dans l'attente que l'on se réincarne tous en castors, permets-moi de te déconseiller de proposer ta candidature comme chef-scout.

À moins que tu apprennes à faire de la soupe aux corneilles et du rôti de tamia.

;-PP

Le professeur masqué a dit…

Moi, j'ai des animaux de classe à qui je dis «la ferme», ça compte-tu?