dimanche 14 décembre 2008

Rénovations 101


Vous savez ce que je déteste le plus de mon métier? Ne pas pouvoir fermer la porte de mon bureau et afficher une pancarte où il serait écrit: "Attention, chien méchant!"
Mauvaise fin de semaine chez moi, en moi. Habituellement, mon esprit habite un condo un petit peu défraîchi, mal décoré mais bon, au moins, je connais les fissures des murs. Ce week-end, ça a craqué pas mal fort. Et je ne l'ai pas trouvé beau, ce petit trois et demi. Vraiment pas. Mais bon, tout se passait en moi, alors j'ai su négocier avec.
Demain, ils seront là, à attendre une performance de ma part et je serai bon, je le sais déjà. Me donner en spectacle, c'est dans mon sang. J'aime les surprendre, les faire rire, les faire réagir. Leur donner la chance de m'écouter en leur présentant une bonne émission. Faire passer les connaissances comme un jeu, avec de courtes pauses publicitaires pour détendre l'atmosphère. Je les aurai, je le sais.
Mais en moi, c'est tout croche. Je me suis fait plaisir et lors d'une ballade en solitaire, j'ai écouté Dédé. Et je l'ai compris. Rien d'alarmant, loin de là. C'est juste que lorsque l'image que nous retourne le miroir ou une photographie n'est pas celle que nous espérions, c'est qu'il y a un bug. Et je ne me sens pas la force de creuser en ce moment. Je me contente de ressentir, ce qui relève déjà de l'exploit dans mon petit appart mal éclairé.
Bon, allez, c'est Noël qui s'en vient. Je vais remettre mon masque face aux enfants qui m'entourent et aux collègues qui s'attendront à rire en ma présence. Mais ici, bof, pas trop le goût.
Avec la job de rénovation qui l'attend, je devrais peut-être payer ma psy en-dessous de la table...

samedi 13 décembre 2008

Il y a un an...

...tout commençait ici. Une partie de ma vie se terminait du même coup, sans regrets.

Et là, en un samedi suivant une soirée trop bien arrosée, comme l'envie de me réinventer encore un peu, une autre fois. M'en tenir à l'essentiel. Point.

Si vous saviez tous les projets que j'avais pour ce billet historique de ma courte histoire. Ça sera pour une autre fois. On a beau créer dans la souffrance, il existe aussi des moments où on doit s'approcher de nos égratignures jusqu'à les sentir. Sans médium pour prêter à l'interprétation.

Un dernier mot, que je ne vous ai pas dit depuis longtemps mais qui résonne toujours sur ce blogue: merci. Et l'essentiel, ce soir, en ce moment, c'est tout ça.

mercredi 10 décembre 2008

Pourquoi il ne faut pas abuser lors du party de bureau

Voici quelques explications que vous ne voudriez pas avoir à donner le lendemain du party de bureau...

  • "Non, non, je n'avais pas trop bu. Seulement une intolérance alimentaire!"
  • "Ah, non, je ne parlais pas de ça. C'est mon gros pianiste que j'appelle Mike. Je suis chanteur dans mes temps libres!"
  • "PMT? Non, ce n'est pas mon ami! Non, je ne l'allaite pas!"
  • "Ah... J'étais sûr que c'était une fille. Voilà qui explique la joue rugueuse."
  • "J'étais pourtant certain que la chemise à moitié rentrée dans les pantalons était tendance!"
  • "J'encule mon boss, dans le fond, ça peut être pris de plusieurs façons."
  • "J'voulais juste goûter au vin que tu avais apporté, je n'ai rien volé."
  • "Voir si ma mère me ferait encore mes lunchs, franchement!"
  • "Mon nouveau dentifrice donne vraiment une mauvaise haleine."
  • "J't'aime, j't'aime, il existe plusieurs sortes d'amour."
  • "J't'haïs, ça veut pas dire que je ne t'apprécie pas comme collègue."
  • "Pourquoi j'ai hâte que tu prennes ta retraite? Peut-être pour être débarassé de moi, qu'en penses-tu?"
  • "Mon frère jumeau a vraiment une libido très forte. Je lui avais pourtant dit de rester à la maison."
  • "Je suis fait comme ça, moi Dès que je mange des asperges, je me mets à chanter. Une vieille tradition familiale..."

Sentez-vous libres d'en ajouter!

lundi 8 décembre 2008

Huguette qui s'effeuillette

La grosse Huguette, sur sa gal'rie
Regarde le bar l'autre bord d'la rue
Se demandant si Valérie
S'rait pas partie y danser tou'nue

V'là ben des semaines, voire ben des mois
Qu'elle n'a pas eu vent d'sa cousine
Une rumeur court au IGA
Qu'a manque de fric pour ses binnes

La Huguette rentre dans sa maison
Bien décidée d'y voir plus clair
Enlève sa brassière de coton
Pour mettre son p'tit baby-doll noir

Ça doit ben faire que'q mois certain
Qu'a pas mis l'gros orteil dehors
Elle arrête son CD d'Louvain
Ses talons hauts, c't'à soir qu'a sort

Elle déboule jusqu'au coin d'la rue
L'monde qu'y'a croise en r'vienne juste pas
D'la voir marcher en p'tite tenue
Comme un iceberg en Alaska

Le doorman n'a pas l'temps d'péter
Qu'in déjà rentrée dans la place
Criant: "Manon, j'm'en viens t'chercher!"
Entourée d'hommes, seule de sa race

"C'est sur le stage que ça s'passe!"
Crie un saoulon au memb' dressé
Huguette regard' partout dans place
Quarante-huit mâles éberlués

"Mes p'tits cochons, vous allez voir
Le plus gros show de votre vie
Trustez-moi, c'est icitte à soir
Que s'arrêteront toutes vos envies"

Sur ces paroles, la v'là s'a scène
La musique stoppe, tout l'monde s'arrête
Dans une série de gestes obscènes
La v'là tout'nue, la grosse Huguette

A swing après le long poteau
Faisant trembler l'miroir derrière
Les hommes en r'crachent tout leur sirop
Le boss arrive: "Ah ben, ciboire!"

Huguette s'ramasse sur le trottoir
Aussi vite qu'ça prend pour dire cul
Les cochons tout' en ostensoir
Jure qu'y reviendront jamais plus

Manon sort en courant d'l'arène
S'arrête même pas pour prendre son dû
A retrouve sa cousine germaine
Pis à son bras traverse la rue

Le p'tit bar de danseuses tout'nues
A fermé quelques temps après
Huguette pis Manon, toutes émues
Ont vu ouvrir un cabaret

C'est dans la toute première rangée
Qu'a pu applaudir son Louvain
En l'imaginant étouffé
Le nez pogné entre ses deux seins

Et c'est ainsi que se termine
L'histoire d'Huguette qui s'effeuillette
Un p'tit péché écrit en rime
Pour vous faire rire par ce temps frette

dimanche 7 décembre 2008

Ces empêcheurs de tourner en rond

Mes deux filles pratiquent la gymnastique. Bon, ils tournent en rond, essaient de tenir en équilibre sur une poutre, font des étirements d'aine (ouach, quelle expression!) et tout le tralala. De plus, il est écrit sur leur feuille d'inscription qu'ils font de la gymnastique, alors oui, ils pratiquent la gymnastique.

J'adore aller les voir. En plus, on leur a déniché un cours en même temps, le rêve pour tout parent. Et comme je les aime autant que je suis maso, pas question de profiter de cette petite heure pour écrire bien au chaud à la maison, meuh non. J'aime les voir aller, c'est tout. Jusqu'à hier.

J'étais assis à côté des maires de Moronville, je vous jure. Un couple, âgés dans la fin-trentaine ou début-quarantaine, allez savoir. Elle avec un gros derrière qui soupirait sous son poids et lui avec une coupe de cheveux qui rappelait les belles années de Gilles Girard.

Ils sont assis là et leur gueule se fait aller comme une série de pets un 26 décembre. Rien puis PROUT. Un autre cinq minutes de silence puis REPROUT. Et ça pue autant, je vous le jure. Voici quelques extraits de leur conversation chuchotée trop fort pour que ça puisse être considéré une série de secrets:

-R'garde la nouvelle prof! On l'a jamais vu! On dirait une girafe!
-R'garde le p'tit avec sa main dans la bouche, ostie. Pis sa mère qui est là à côté et qui s'en criss.
-Bon, y vont encore faire des niaiseries! R'garde les assis en rond! On dirait qu'y savent pas quoi faire!
-(insérer le nom de leur enfant) était la meilleure. C'est juste qu'elle n'a pas levé ses bras et ils la gossent là-dessus. Franchement!

Et j'attendais en tendant mon oreille. Qu'ils parlent de mes filles juste une fois, juste une. Un tsunami leur paraîtra comme une vague où aller surfer après ma colère, je vous le jure. Mais voilà, mes filles ont gâché mon plaisir. Ils me faisaient des "allo" des mains, m'obligeant à me dévoiler. Et eux, ils ont vu cela. Et eux, ils ont jugé bon de ne pas écoeurer le costaud assis à leur gauche pas rasé et les yeux cernés.

Tout le long du cours, je me suis demandé ce que j'aurais pu leur dire. J'ai fantasmé être le défenseur de tous les gymnastes et de tous les entraîneurs du club. Une sorte de super-héro sans les collants. Qui leur aurait fait la barbe de sa barbe. Mais rien. Niet.

Comme j'aimerais avoir la gueule de la Peste parfois... Mais surement qu'ils n'auraient pas fait le lien entre mes paroles et leurs agissements. Trop centrés sur leur petit nombril ou leur petit pénis.

Okay, c'est le temps des Fêtes qui s'en vient. Mais je vous jure, parole d'En Saignant, que samedi prochain, ce sera leur fête s'ils recommencent.

Note: Je viens de me relire et ce n'est pas mon meilleur billet ni le plus intéressant mais c'est ça qui sort ce matin...

Signé: En Saignant masqué

lundi 1 décembre 2008

Journée mondiale de lutte contre le SIDA




SI DAniel ne s'était pas piqué
SI DAvid n'était pas aux hommes
SI DAny s'était protégé
SI DAniella n'avait pas donné de sang
SI DAphnée ne se prostituait pas
Toutes les raisons sont bonnes
Mais...
SI D'Avantages, on en parlait
On pourrait rêver de ne plus mourir des mains du SIDA
Et peut-être que le SIDA mourrait de nos mains