dimanche 7 juin 2009

L'histoire de Gratien, le garçon qui parlait aux hamsters

Vous avez sur votre écran le 200e billet écrit sur ce site. Enfin, le 200e billet officiel puisqu'il existe cinq billets qui ont été supprimés et un billet écrit en étât d'ébriété et donc, supprimé le lendemain matin mais bon, on ne s'obstinera pas pour quelques maladresses.

Depuis peu, vous avez vu apparaître lors de la refonte esthétique de ce site une drôle de photo. Vous pensez sûrement qu'elle s'y trouve par hasard mais détrompez-vous. Il s'agit d'une image derrière laquelle se cache une histoire dramatique.

J'ai hésité longtemps avant de vous en parler, histoire de vous permettre de profiter de vos longues nuits sereines avant que ne commencent les cauchemars mais je ne puis plus garder tout cela pour moi. Je dois vous le partager, maintenant. Coeurs sensibles, allez chez PMT. Euh... non... Trouvez-vous une nouvelle place à visiter.



Voilà donc commence le drame en question, tel que raconté par Laurent Ensaignant, le numéro 9 sur la photo et grand-père de l'humble auteur que je suis.

Le jour de la prise de cette photo, Laurent (no.9) s'est dépêché de prendre place à l'extrémité droite du banc car il souffrait d'un rare handicap qui déformait ses genoux, les faisant constamment dévier vers sa gauche. Vous pouvez voir l'effet que ça pouvait donner sur la photo. Or, Gratien (cercle rouge), qui aimait beaucoup Laurent, avait voulu s'asseoir à ses côtés mais ce dernier refusa. Gratien était le malheureux propriétaire d'une pilosité précoce qui rendait ses jambes pareilles à des champs d'un foin noire comme la suie. Et Laurent n'aimait pas l'idée de Gratien se tenant à sa gauche et de ses jambes touchant les siennes.

Gratien commença donc à se déplacer vers sa droite et demanda tour à tour un peu de place sur la première rangée à Hervieux (no.8), qui s'était laissé convaincre par sa mère que des bottes longues faisaient très chics chez un garçon, à Romuald (no.7), fils d'un grand styliste qui grâce à lui, partit en ce jour important la mode du débardeur et à Bertrand (no.6), grand-père de l'humoriste François Massicotte mais tous trois refusèrent, ne voulant des jambes velues de Gratien à leur côté.

Gratien partit vers l'arrière avec hargne avant de s'installer dans la deuxième rangée, poussant Géraldin le rouquin vers l'avant. Laurent m'a juré avoir vu une lueur sombre passer dans les yeux de Gratien à ce moment précis. La photo où il se tient, fixant la caméra d'un regard absent, la bouche à moitié ouverte me porte à le croire sur parole.

Plusieurs années passèrent, chacun évoluant au mieux de sa race. Gratien les quitta bien avant leur cour classique, abandonnant l'école sans même que son père fut agriculteur, ce qui en fit le premier "drop-out" de l'histoire du système scolaire québécois. Laurent avait encore des contacts fréquents avec la plupart des jeunes hommes de la première rangée. Entre autres, Maurice (no.5) qui était le petit crisse de la classe et qui devint rapidement le petit crisse du village mais dont le destin s'arrêta brusquement un 31 décembre au soir. Qui sait, peut-être aurait-il pu être élu à l'Assemblée Nationale et ainsi, devenir un autre petit crisse dans cet océan de vieux tabarnacs mais il en fût décidé autrement.

Maurice avait quitté la maison seul, vers les 23h35, après qu'une envie soudaine d'uriner lui ait fait manquer la calèche pour la messe de minuit. Ses parents, que les retards fréquents de Maurice rendaient hors d'eux, avaient décidé de donner une leçon dont Maurice allait se souvenir pour le restant de ses jours. Ils étaient loin de se douter qu'il s'agirait du dernier souvenir de sa trop courte vie.

On le retrouva vers les une heure du matin, frigorifié, nu, étranglé avec ses lacets de bottines, ce qui lui donna un rictus encore plus étrange qu'à l'habitude. À ses côtés, des traces de pas qui se perdaient dans la forêt voisine accompagnés de traces plus petites, semblant provenir d'un rongeur. Cette macabre découverte sema tout un émoi dans le village. Même Honoré (no.4), la victime favorite de Maurice ne put s'empêcher de verser quelques larmes lors du service de ce dernier. Laurent fut-il le seul à s'apercevoir du sourire en coin que garda Gratien lors de toute la cérémonie? Il ne le sut jamais.

Au printemps suivant, ce fut au tour de Joseph (no.3) et Josias (no.2) de ne pas connaître les chaleurs de l'été suivant. On retrouva leurs corps au fond du lac, tout près de la berge, où ils étaient allés pêcher ensemble. Leurs cannes à pêches s'enfonçaient dans leurs gorges et quelle ne fut pas la surprise du médecin de découvrir les hameçons attachées à leurs coeurs lorsqu'il tourna la manivelle, le soir de l'autopsie. Les seuls indices découverts sur le lieu du crime furent des excréments de rongeur.

Un soir de l'été suivant, Laurent marchait avec Wilfrid (no.2) qui ne portait toujours pas de shorts sous son veston alors qu'il entendit un bruit venant des buissons. Il s'agissait de couinements appartenant à un hamster et de rires étouffés. Laurent saisit le bras de Wilfrid dont les poils se levaient sous l'effet de l'énervement et de la froide brise de mai qui venait lui caresser les cuisses nues, lui faisant regretter sa haine des pantalons et des bermudas, tout tissu confondu et ils s'arrêterent. Ils eurent à peine le temps de voir bondir du buisson un Gratien accompagné d'un hamster en laisse, la bave coulant sur le coin de sa bouche toujours ouverte. Ils déguerpirent en courant, laissant les lourds pas velus de Gratien et les petites pattes de Toudoux, son hamster de compagnie, seuls sur le sentier de terre. Les derniers mots qu'il entendit furent:

-Ce n'est pas moi, c'est Toudoux qui me crie les ordres!

On ne revit pas Gratien durant des années. Avait-il quitté le village? S'était-il creusé un trou où il était libre de vivre sa relation tordue avec son compagnon poilu? Les battues se succédèrent rapidement mais aucune trace ne fut trouvée.

Ce n'est que lorsque le téléphone sonna à une heure tardive chez Laurent, une dizaine d'années plus tard, qu'il comprit ce qui s'était passé et surtout, ce qui avait recommencé.

Mais ce sera pour une autre fois, bien enfoui quelque part dans les 200 prochains billets.

Merci de venir me lire. Je vous le dis souvent mais vraiment, ça me fait chaud au coeur encore, toujours. Votre présence m'apporte beaucoup.

PRISE DE PRÉSENCE: Et vous qui passez ici, possédant un blogue ou ne faisant que venir y faire une saucette, que venez-vous chercher? Allez, un petit deux minutes de votre temps et vous ferez ma journée. Encore une fois.

29 commentaires:

Drew a dit…

Fred Pélerin sors de ce corps!!!

Mec t'as pas idée combien tu viens de coûter d'usure à la roulette de ma souris à force de remonter et descendre pour suivre le texte, zieuter la photo pour mieux reprendre le fil de ton histoire...

J'ai tout lu et c'était délicieux mon chum :-)

Asteure tu me questionnes sur le pourquoi du comment...

Je me lance!

J'ai débuté ma lecture par chez toi parce que j'adorais ton pseudo. J'ai poursuivi parce que j'aime bien tes billets. Les similitudes que nous possédons m'ont poussées à mieux comprendre ton être.

Depuis ce temps j'suis addict je m'en confesse ;-)

C'est surtout l'homme que tu es qui transpire un peu ici au gré des pixels que tu nous répends. Et SURTOUT ton humilité m'sieur.

C'est tu assez bien expliqué?

Yano a dit…

Pour la sensibilité, l'intelligence et la leçon de grammaire.

Ha oui, Drew est trop gêné pour le dire, mais il t'as découvert via le défunt foo. Il faut remettre à Cupidon ce qui revient à Cupidon bâtard.

L'ensaignant a dit…

Désolé pour ta souris. Ai cherché un truc mais n'ai pas trouvé.

Bravo, tu as très bien expliqué et c'est très bien apprécié. Je suis content de voir que tu te plais ici car ton blogue est maintenant bien ancré dans ma "run de laids". Ton côté trash fait même rire Blondinette, ce qui n'est pas peu dire.

Quand le tout sera calmé et que finalement, l'été sera passé, je t'invite par chez nous pour un BBQ d'automne, bien arrosé. T'es partant? Et on essaiera peut-être de traîner un cadavre jusque dans ma demeure, qui sait?

Merci pour ton amitié, cher Drew.

Yano: Ah ben, ah ben... Hey, tu m'manques mon vieux mais j'imagine que tu vies bien avec ta décision.

Merci pour le match. Il est trop tôt dans notre relation, à Drew et moi, pour te promettre de durer et d'engranger une famille mais bon, les premiers mois ont été torrides.

Je ne te l'ai jamais dit mais si je ne t'avais pas découvert sur le tard, je t'aurais demandé ton meletigne potte en héritage.

À plus, cher Yano. En espérant te rencontrer à l'automne, qui sait?

Lise a dit…

Ensaignant,

je te lis toujours, même si je suis devenue un(e) fantôme, ou un (e) auriculaire selon un de tes excellents textes (Quel doigt de la main êtes-vous?). Ton style a changé soudainement, en l'espace de quelques jours, comme si une entité inconnue avait pris possession d'Ensaignant premier.

J'ai été déconcertée et n'ai plus osé faire de commentaires. Désolée d'écrire celui-ci qui semble pas fin, mais en tout cas je lis toujours...

Et comme personne n'est parfait, le billet écrit en état d'ébriété, il fallait le laisser, voyons! Il y a des écrivains devenus célèbres grâce aux vapeurs alcoolisées.

En plus, en lisant le commentaire de Drew, je sais que vous ne vous connaissez pas hors blogue.

Lise, toujours pas de blogue (pour dire quoi, raconter ma vie plate?), mais présente.

Lise a dit…
Ce commentaire a été supprimé par l'auteur.
Lise a dit…

C'était le même, en double. Je HAIS Blogger!

Une Peste! a dit…

Moi,je viens parce que j'ai lu qu'il y avait des «prix de présence», alors.

Comment est-ce qu'on participe?

Hein?
Quoi?
Dekossey?
Aaaahh... PRISE de présence?!?





;-)

Le professeur masqué a dit…

En saignant: j'ai appris ton existence par ta visite chez moi. Ding! Dong! Tu as laissé un commentaire et je me suis dit: «Pourquoi ne pas lui dire bonjour?» Or, donc, me voici. Bonjour!

Et puis, j'ai aimé. La plume. La sensibilité. L'humour. L'engagement. L'humain.

Voilà. C'est simple et horriblement commun, j'imagine. Mais c'est aussi bien sincère.

Drew a dit…

TABARNAK!!! J'ai oublié de te souhaiter un bon 200ième mec sorry!!!

Bon j'ai trois choses à mettre au point là..

@Yano, T'as des traces de ce que tu avances Monsieur je marche comme Terry Fox?

@Lise, L'Ensaignant et moi on a eu le plaisir (en tout cas pour moi) de se rencontrer pour vrai l'instant d'un moment alors t'as ni vrai ni faux m'dame ;-)

Pis toi mon Ensaignant, j'suis trash? Fuck! Au moins j'ai le plaisir de faire rire ta blondinette B-)

Sur ce, j'go au souper, préparer les p'tites, installer les TV dans le char, donner un break à la Reine en amenant les 2 Co-Princesses-en-Chef sur un voyage aller retour Mtl-3-Rivs pour mieux revenir seul à seul avec Ophélie.

Ciaos bye! xx

Catherine a dit…

Catherine? Présente.
Comme Lise, je commente peu, mais je lis toujours. Ce qui m'amène ici? Tout ce qui a trait à l'enseignement. J'aime bien ta façon de raconter ce que tu vis, cette façon de voir les choses des deux côtés.

L'ensaignant a dit…

Lise: vraiment désolé pour l'entité inconnue. Pourtant, elle est beaucoup plus près de ce que je suis devenu grâce à ce blogue et grâce aux lecteurs dont tu fais heureusement toujours parti.

J'ai cheminé beaucoup en deux ans. Peut-être que j'ai eu de moins en moins besoin de m'éventrer ici, préférant le plaisir tout en laissant mes humeurs venir chatouiller mon écriture de temps à autres. Je ne sais pas.

Ne te gêne jamais pour commenter si jamais le coeur t'en dit. Mais je respecterai ton silence aussi, te sachant pas bien loin.

xx

Peste: Je t'adore!

PM: Commun mais combien plaisant à lire. Savais-tu que je ne rate jamais un seul de tes billets? Tu connais ma gêne à commenter tes billets plus "informés", de peur de leur faire perdre leur sérieux par mes niaiseries.

Mais je veux que tu saches que j'apprécie chaque mot que tu commets, mon super-héros.

Drew: Va pour le 200e. Je ne suis pas rendu à 10 000 commentaires et je suppose que ce n'est pas aussi important pour toi. ;)

Terry Fox, elle est vraiment bonne, celle-là. Et je ris encore plus fort ton humour que Blondinette, si ça peut te faire dépomper...

Catherine: j'espère seulement que tu trouves aussi ton compte entre les billets sur l'enseignement car on dirait bien qu'ils se sont faits assez rares cette année. Merci d'avoir pris le temps de signer la feuille de présence!

Lapsus a dit…

Euh...Lapsus présent. Je ne suis pas sûr d'avoir compris le fond de l'histoire. Ça doit être les pilules.

Quand j'ai commencé à lire ton blogue, je ne savais pas du tout qui tu étais. Sérieux.

Yano a dit…

Ensaignant: Qui vivra verra :)

Drew: Une preuve? Quin mon gars.

Drew a dit…

C'est Foo ce qu'un gars pu de blog a du temps à perdre avec Photoshop... :-D

Caboche a dit…

Un peu comme une intruse, sûrement en décalage de génération, mais attirée par la sensibilité et l’humanisme qui se glissent dans les billets, je vous (tu) lis depuis un an.
Un clic de souris, (encore heureux que ce ne soit pas un hamster), au hasard d’un commentaire, on s’attache comme ça, virtuellement, allez savoir pourquoi.

L'ensaignant a dit…

Lapsus: dans le fond, il y a eu l'alcool puis maintenant, les pilules. Tu ne m'auras jamais compris! ;)

Tu ne savais pas j'étais qui? Le monde est plus petit qu'on veut bien le penser, faut croire...

Yano: T'es malade...

Caboche: Alors, le hasard fait bien les choses. Merci!

Jessica a dit…

Présente aussi!

Lectrice silencieuse. Pourquoi je lis? Pour vivre par procuration une vie que je n'ai pas le courage de vivre? Et pour la qualité des textes, bien entendu!

Jessica, "drop-out" du BEPP :)

Lise, boudée par Blogger a dit…

Merci En Saignant de ne pas m'en vouloir pour mon commentaire (la phrase parlant d'entité inconnue...). Une personne que j'aime beaucoup a écrit que "on est ce que l'on écrit", et c'est tellement vrai! Nous avons tous de multiples facettes, mais lorsque le style de quelqu'un change trop vite, il est parfois difficile de s'y adapter.

Et les personnes cotoyées virtuellement sont des humains réels derrière leur clavier, il ne faut jamais l'oublier, des personnes auxquelles on s'attache, parfois malgré soi...

Au début, à peine deux mois après avoir commencé à écrire sur les blogues, j'ai été TRÈS TRÈS TRÈS mal reçue, chez quelqu'un qui allait mal (ce que j'ai compris seulement après avoir visité ses archives, après ledit commentaire) et sa réponse à été vraiment excessive, pour dire le moins. D'autant que la personne avait alors la modération des commentaires et aurait pu ne pas le publier.

Aujourd'hui le monsieur va mieux, est heureux, a une compagne qui l'aime, et réciproquement. Tout va pour le mieux dans le meilleur des mondes, tant mieux! Je suis contente pour lui!

Mais ses écrits sont en accord avec son bonheur, et le nombre de lecteurs (ou commentateurs) a diminué considérablement, depuis qu'il n'insulte plus personne, n'envoie ch**r personne et n'utilise plus un gigantesque F*** Y** en réponse à un commentaire malvenu. Ça en dit très long sur notre merveilleuse espèce humaine selon moi.

Et c'est une autre raison pour laquelle je n'ai toujours pas de blogue. Il y a déjà assez de merde dans la vie réelle quotidienne; je ne veux ni en recevoir, ni en faire subir au virtuel. J'ai eu ma leçon, et si la première personne chez qui j'ai commençé à écrire (Crocomickey, pour ne pas le nommer) ne m'avait encouragée, jamais je n'aurais continué même à lire qui que ce soit.

Tout ça pour dire que je suis méfiante lorsque les gens changent trop rapidement dans leurs écrits, même sachant que tu n'as jamais humilié de lecteurs.

Alors, présente oui, mais plus discrète. Et personne n'est parfait. Je ne supporte pas les gens ayant un point de vue unique, et ce n'est pas le cas ici. C'est ce qui importe. Toutes mes excuses pour ce beaucoup trop long commentaire. Une chance que je n'écris pas souvent!

Merci En Saignant!

La_Minicia a dit…

Un brin de lecture et de divertissement. Apprendre à découvrir des gens que je ne connais pas pour le plaisir d'apprendre.

¤Enidan¤ a dit…

Je te lis parce que tu es dans ma blogolist :o)))

Mais je t'y ai mis parce que j'aime...

Lise a dit…

Oubli de l'essentiel. Bravo pour le 200 ième billet En Saignant ! Là je n'écrirai plus avant le 400 ième.

Ce que j'aime le plus ici, ce sont les histoires avec les enfants.... lorsqu'elles finissent bien.

:-)

Anonyme a dit…

Anne-Valérie «Perrase», c'est Perras et je suis là!

C'est la faute de PMT qui n'arrêtait pas de parler d'un certain Ensaignant et PMT, ben c'est la faute de Mère Indigne que je lis depuis longtemps.

Pourquoi suis-je restée? Parce que j'ai fait 2 sessions en éducation, parce qu'enseigner c'est offrir le monde aux enfants, c'est un acte de foi envers l'humanité et parce que j'y crois même si ce n'est pas pour moi finalement. Du moins, pas au secondaire ou au primaire.
Pour le rire, les larmes, les réflexions. Pour l'amour que je sens, pour la passion et le plaisir.

*fait la révérence*
Merci pour le partage.


AVa

CAtharsis a dit…

Beaucoup comme une intruse, sur ton blogue je cherche. Non, je trouve. Je trouve l'ami d'adolescence devenu père, amoureux, ensaignant. Je trouve l'ami plein de doutes cheminant vers son bonheur, l'ami grandi au gré de ses réflexions intérieures dont je crois deviner les grandes lignes. On évolue mais on ne change pas totalement, non? Je trouve un cheminement différent du mien.

Enfin, je retrouve, avec un brin de nostalgie, l'ensaignant dans toute son originalité et sa sensibilité.

Comme Lapsus, ton histoire m'a mêlée... je la relirai très bientôt :) (la poésie n'a jamais été mon fort... plutôt terre à terre la fille, hein?)

Lionne a dit…

Présente aussi ! Je t'ai découvert il y a environ un mois, en même temps que Drew et PMT. J'en suis à mes tout premiers commentaires. J'ose me commettre, j'aime ! Le style, la qualité des textes, le point de vue du prof. Moi qui n'ai d'habitude que le point de vue du parent, tu me permets de meiux comprendre votre réalité. Chaque parent devrait te lire. Chapeau !

Lady Kassie a dit…

Bonjour par ici !

Ici je viens chercher une fenêtre sur un autre monde au travers de billets agréables à lire, bien écrit et intéressant.

Paradoxe, je vois cela comme visiter un ami, prendre de ses nouvelles... alors que tu ne me connais pas. Je te lis depuis un bon bout de temps mais ceci est mon premier commentaire.

Merci de partager avec nous ces récits, ces tranches de vie. Un clic de souris, ah! tiens, un nouveau billet, une gâterie dans une journée, comme on savourerais un morceau de chocolat noir, le dégustant et le laissant fondre doucement...

Bonne continuation et félicitation pour ce 200e billet!

L'ensaignant a dit…

Jessica: Moi, je voulais devenir fermier mais j'avais peur des araignées, alors je ne me suis même pas rendu à l'école. "Drop-out", ça veut aussi dire avoir commencé au moins, non? ;)

Merci pour tes bons mots. Au plaisir de te relire ici.

Lise: Et moi, j'espère te lire souvent, voilà le paradoxe.

Tu sais, un blogue, ça peut aussi servir à prendre toute cette merde et en faire quelque chose de joli à l'occasion. C'est pour ces instants que je continue à écrire.

Bises.

Minicia: Se divertir est la seule réelle utilité de l'art. Merci pour ton commentaire, réellement gentil.

Enidan: C'est rassurant d'être dans la blogoliste de quelqu'un. C'est comme être marié. Disons qu'on peut dire plus de conneries avant d'être flushé. ;)

Lise: Merci. Et que je te voie n'écrire qu'au quatre-centième. Tu sais, les hommes meurent jeunes dans ma famille...

Ava: c'est tellement gentil de ta part. Tu as continué ton BAC?

Ta révérence, je l'envoie vers PMT. L'imbus est tout bien placé pour en jouir... ;)

CAtharsis: Et je reconnais aussi l'amie d'adolescence. La vie nous a plutôt bien servi, non? Faut croire qu'on est peut-être allés chercher un peu plus qu'on pensait l'un chez l'autre.

Faudrait bien remettre cela un de ces quatres, à l'extérieur d'un salon funéraire. For old times...

Lionne: Oh que tu es gentille. Que tous les parents me lisent pourrait m'occasionner quelques problèmes tout de même...

Mais ça ferait des zones de commentaires drôlement intéressantes

Très touché que tu aies pris le temps de faire ce joli commentaire. Réellement.

Lady Kassie: Du chocolat noir? Je suis vraiment gâté, là. Tu ne peux pas savoir comment les premiers commentaires de lecteurs assidus viennent me chercher. C'est comme un premier coup de téléphone reçu d'un ami. On s'en souvient longtemps.

En espérant que tu en prennes l'habitude. À bientôt.

bibco a dit…

Je passe en retard mais soufflée de découvrir un Stephen King québécois! J'ai hâte de voir la suite!

Méli a dit…

Je pense que j'ai un faible pour les profs... J'aime ton imagination, ta tendresse dans la façon d'exprimer les choses... merci !

Jhon a dit…

"que venez-vous chercher?"
Hum à l'origine je suis arrivé ici en passant d'un blog de prof à l'autre, je cherchais surtout des retours d'expérience, des avis de personnes impliquées sur le métier d'enseignant ,... J'ai aimé ce que j'ai trouvé, je suis resté.

Avec mon changement de niveau scolaire, j'avais lâché tous mes blogs favoris, mais maintenant je reviens polluer ton blog avec mes commentaires inutiles :)
Lise a parlé d'un changement, mais je n'ai rien remarqué de vraiment frappant, à part peut-être que tu parais encore plus accompli qu'auparavant, je sais pas... Ta famille y serait pour quelque chose que je n'en serais pas étonné. En tous cas c'est toujours la même personne que je perçois, et comme j'apprécie cette personne bah je reviens régulièrement.