mercredi 15 avril 2009

Parodie de... moi

Mon dernier billet vous a soit:
  • Inspiré aucun commentaire
  • Découragé quelque peu, beaucoup
  • Décrissé
  • Laissé froids comme de la glace

J'assume, ça arrive...

Alors, pourquoi ne pas vous offrir une "variante", peut-être plus inspirante pour vous? Je ne lâche pas prise facilement.


Je suis parfois, souvent, niaiseux
Comme ça, sans aucune raison
J'suis vraiment con, même malheureux
Et ce, peu importe les saisons

L'hiver et ses froids grelottants
Le vent qui souffle à rendre l'âme
Et mon pénis rétrécissant
Mes mamelons pointés comme des armes


Le printemps avec ses odeurs
D'urine de chat qui ressuscite
Et mon rare gazon qui se meurt
J'm'en occuperai mais pas tout de suite

L'été et ses plages occupées
Des grosses bédaines des québécois
Qui s'ennuient tellement du hockey
Que du Sud ils deviennent les Roy


Et lorsque l'automne fait son chemin
Et que reviennent les courants d'air
J'me dis qu'il faut être sans-dessin
Pour s'prendre parfois pour Beaudelaire

Se parodier soi-même... est-ce assez pathétique à votre goût?

mardi 14 avril 2009

Quatre saisons dans l'ordre

Je rêve parfois, souvent, si peu
Que tout arrive pour une raison
Que mon bonheur, même malheureux
Se pointe puis part comme les saisons

L'hiver et ses froids grelottants
Le vent qui souffle à rendre l'âme
Et mon coeur qui bat faiblement
Qui ignore tout, qui ne se pâme

Le printemps avec ses odeurs
De feuilles mortes et oubliées
L'éveil se fait tout en douceur
Je me découvre, dépareillé

L'été et ses plages gribouillées
De vomissuress des océans
J'attends l'avenir, cherche mon passé
La tête cachée dans le néant

Et lorsque l'automne fait son chemin
Et efface tout de ses grands airs
Je reste là, c'est mon destin
Les bras croisés, j'attends l'hiver

lundi 13 avril 2009

Bien essayé

Je suis assis sur mon balcon, les pieds au froid, la cigarette au bec et le café fumant à mes côtés. J'ai le goût de vous écrire un petit quelque chose mais je n'arrive pas à trouver. Je vais cogner à la porte de mon usine de création. On m'ouvre rapidement.

En Geignant: Ah, te voilà! Tu avais pris un petit congé?
Moi: Ouais. Entre les partys de famille et les tâches de Pâques, le temps était plutôt rare.
En Geignant: Et tu es venu chercher des idées? J'ai justement un paquet de truc dont j'aimerais me plaindre. Je me sens mal en-dedans parce que...
MOI: Arrête ça tout de suite. Pas le goût.
En Geignant: Mais les gens sont gentils avec toi lorsque tu te répands.
MOI: Et je ne suis même pas foutu de répondre à leur commentaire. Nan, pas le goût.
En Zignant (haletant): Moi, j'ai une idée. Ça pourrait être l'histoire d'une jeune fille qui s'appelle Falope et qui trompe ses amants. On pourrait appeller cela "Les trompes de Falope".
MOI: T'es malade! Ça ne passerait pas. Et en plus, Falope, ça ressemble trop à "salope". Et c'est un vocabulaire que je ne reconnais pas.
En Zignant: T'es plate.
MOI: Je sais, je suis en vacances.
En Geignant: Mais il doit bien avoir quelque chose qui t'a blessé dernièrement, mon sensible écrivain.
MOI (exténué): Ah, ta yeule.
En Geignant (pleurant): Pourquoi tu me dis cela? Je n'ai rien fait...
MOI (découragé): (soupir)
En Allaitant: Moi, j'ai une idée concernant PMT!
MOI (criant): Nan!!!

Je referme la porte de l'usine et retourne me coucher. Le billet, ça sera pour plus tard. Désolé.

dimanche 5 avril 2009

Lapsus

-J'ai un ami gai!
-J'ai une amie noire!
-J'ai un ami qui s'amuse à faire les mascottes!

Il est très "in" aujourd'hui de compter parmi nos relations des amis faisant partis des minorités visibles ou souvent, invisibles. Je suis toujours frappé par la noblesse d'âme à laquelle se prêtent certaines personnes en désignant leur ami par un tag. Pourtant, rien ne change, pas vrai.

Pour faire "in", moi qui suis "out" depuis des lunes, je vais sûrement aller au cinéma avec un ami cancéreux mercredi. Histoire de se remonter le moral, on a décidé de s'accompagner pour aller finalement voir "Dédé à travers les brumes". Quoi de mieux pour mettre un peu de soleil dans nos vies respectives? La seule question qui reste à régler sera de savoir si on prend un ou deux popcorns. Puisqu'on est moins intimes qu'à l'époque, peut-être qu'on y ira pour deux cette fois-ci.

Mais avant d'être un ami cancéreux, il est un ami, point. Car l'amitié, j'ai découvert que c'était une bibitte qui avait de bons anticorps. Elle ne meurt pas facilement. Une belle visite en fin de semaine de GSawyer et maintenant, une soirée de retrouvailles me le fait réaliser encore plus. Le temps, on peut le reculer comme on veut après tout.

En attendant, allez donc faire un tour sur son blogue et vous y découvrirez une plume qui vous donnera envie d'y retourner souvent. Je sais, c'est la deuxième fois que je vous donne ce lien mais que voulez-vous? Il est attachant, le p'tit christ.

Même si je ne peux m'empêcher de penser que s'il était noir, gai et dans un habit de mascotte en plus de cancéreux, j'aurais vraiment frappé le jackpot...

jeudi 2 avril 2009

Un p'tit 80$ d'honoraire, ça vous dit?

Je suis bien couché sur le divan. Vous avez votre calepin? Go!

J'ai maintenant 172 pages de mon roman de complétées et il devrait en contenir environ 225. Donc, estimation rapide, il me reste environ 50 pages à écrire.

Je sais exactement ce qui va se passer avec mes trois personnages principaux. Sans réinventer la roue romanesque, je trouve que j'ai fait un bon travail jusqu'à maintenant et j'aime bien la fin que j'ai imaginé.

Pourquoi je vous parle de ça? Parce que ces 50 pages-là refusent tout simplement de s'écrire, voilà pourquoi.

Pourquoi elles refusent de s'écrire? Parce que réussir à me rendre au bout de ce projet me fait peur, voilà pourquoi.

Pourquoi ça me fait peur? Pour les mêmes raisons que vos premiers commentaires ici, il y a plus de 16 mois m'ont donné la chienne, voilà pourquoi.

Pourquoi ils m'ont donné la chienne? Parce qu'un Ensaignant, par sa définition toute personnelle, ça commence des trucs, ça ne les finit pas, voilà pourquoi.

Pourquoi ça ne les finit pas? Take your guess...

Un vrai "con"cours

Je crois vraiment que depuis quelque temps, je signe les commentaires les plus cons de la blogosphère sur vos blogues. C'est pathétique mais je suis un peu fatigué et voyez-vous, lorsque je suis fatigué, je chiâle ou j'écris n'importe quoi. Et non, vous n'avez pas le droit de choisir entre les deux.

Mais voilà que ça me donne une idée. S'il y a quelques aspirants au titre de "Champion des Commentaires Cons" (le C.C.C., héhéhé), qu'ils se pointent sur ce billet dans les commentaires et je mettrai les règlements ici-même pour une compétition officielle.

Et j'inviterai Édouard Carpentier pour faire les commentaires.

Ostie que j'ai rien à faire...

mercredi 1 avril 2009

...

J'ai très peu écrit sur les personnalités qui habitent ma classe cette année. Je vous avais écrit en début d'année que c'était un groupe passif et je peux maintenant vous affirmer que l'année aura été passive. Pas facile ni difficile, juste grise. D'un gris pâle au possible.

Un immense défi m'attend l'an prochain. Une classe nombreuse peuplée de petits écorchés. Peut-être, non, sûrement le plus grand challenge de ma carrière. Je les vois dans la cours d'école, défiant les règles simplement parce qu'elles existent, juste pour voir si elles sont bien ancrées dans le code de vie de l'école.

Ma tête est déjà avec eux, à moitié. Et ceux qui sont dans ma classe maintenant ne savent pas que l'horloge biologique de leur Ensaignant préféré est déjà à l'automne. Nouveau système de fonctionnement, nouveau système d'émulation (technique que j'avais délaissé depuis des lunes), etc.

Lorsque les collègues réalisent la réalité qui m'attend l'an prochain, ils me disent, taquins:

-T'es aussi ben de dormir c't'été!

Avec l'Héritier qui arrive en juillet, je vais faire ça, dormir.

Je dois être masochiste mais j'ai hâte. J'ai un grand besoin d'être secoué un peu. Sinon, je change de milieu. Il y aura enfin un peu de vie dans ma classe, peut-être.