dimanche 15 juin 2008
Une paire de rois
Ce dont je ne vous avais pas parlé à l’époque, c’est de ma paire de pères substituts, ceux qui ont suivi et qui ont été aussi importants dans ma vie que le premier. En ce jour férié, j’ai juste envie de leur rendre hommage, même si je suis certain que jamais ils ne liront ce billet.
Tout d’abord, il y a eu Jocelyn. C’était le père d’une amie d’enfance dont j’étais tombé amoureux durant mon adolescence. Au début, j’allais dans sa maison pour la voir elle, malgré la méchanceté qui l’habitait parfois. Je n’avais pas les griffes que j’ai aujourd’hui et elle le sentait, comme tout bon prédateur. J’étais pour elle la victime parfaite pour passer sa rage, pour sortir son agressivité, pour envoyer chier la planète. J’ai su plus tard, beaucoup trop tard, le pourquoi de toute cette rage mais là n’est pas le sujet.
Donc, Jocelyn est la raison pour laquelle j’ai passé plusieurs années dans cette maison, venant même à la préférer à la mienne. Dans cette maison, ça parlait, ça chantait, ça dansait et surtout, ça « calinait » comme c’est pas possible. Pour tout et pour rien. De gros calins bien sentis pour faire sortir le méchant, comme une bouteille de ketchup qu’on sert pour recueillir les dernières gouttes. Inutile de dire que mon amie avait le droit aux plus gros calins. Moi qui ne savait même pas ce qu’était l’affection, j’ai fait le plein durant des années. Je faisais partie de la famille et Jocelyn me considérait comme son fils, même s’il ne me l’a jamais dit. Et j’étais fier d’être ce fils. Notre habitude? Regarder le football. Il me racontait des histoires sur Terry Bradshaw, Franco Harris, Mel Blount et tous les autres grand joueurs des Steelers, son équipe favorite. On comparait les styles de Barry Sanders et de Gale Sayers, se demandant qui était le plus explosif. Pendant que mes amis écoutaient le SuperBowl ensemble, entourées d’une cinquantaine de bouteilles de bière vides, moi, j’étais avec Jocelyn, entouré d’une centaine de calins.
Puis, j’ai quitté ma ville natale pour aller étudier à Montréal. Nos contacts se sont raréfiés. On se voyait parfois, le temps d’une ronde de golf pas sérieuse pour deux sous. Et à chaque fois, ce regard porté sur moi, un regard plein d’affection. Lui ne pouvait pas savoir que cette affection allait me faire fuir éventuellement. Trop de pression, trop d’attentes pour mon petit cœur écorché.
La dernière fois qu’on aurait pu se voir, c’était au salon mortuaire, lors de la mort de mon géniteur. Il n’est pas venu. Sa femme, oui. Sa fille, oui. Et j’ai eu droit à des calins bien sentis, les premiers depuis des lustres. Mais lui n’était pas là. Sûrement dans sa caverne, avec son costume d’ours blessé. Je ne lui en veux pas. Je ne lui en voudrai jamais. Après tout, c’est moi qui ait quitté.
Le deuxième, arrivé au moment-même où je quittais le premier s’appelait Guy. Il était l’enseignant d’éducation physique de l’école où j’ai eu ma permanence. Un homme dur de la vieille école, aux idées arrêtées et aux valeurs n’ayant pas bougé d’un iota depuis son enfance. Je ne l’ai jamais vu douter de ses positions sur un sujet, jamais. Même quand il avait tort, même quand il le savait. Trop orgueilleux.
Mais derrière cette carapace, un cœur d’or et une tonne d’affection pour moi. Je ne sais pas comment c’était venu. Une bonne trentaine d’années nous séparaient mais nous nous entendions à merveille. Il m’apprenait tant de choses sur la vie et j’étais disponible à les apprendre. Je n’avais jamais eu de professeur naturel alors, c’était une nouveauté extraordinaire pour moi. Il me parlait du bonheur, des femmes, de ses fils, de politique, de hockey, de sa vie, de ma vie, des décisions qu’il avait prises, de celles qu’il regrettait et surtout, de celles qu’il assumait malgré tout.
Puis, le cancer s’est emparé de lui. Je l’ai suivi pendant un bon moment dans son calvaire. J’allais lui rendre visite chez lui puis à l’hôpital. Jusqu’à temps que la morphine embarque et que je débarque. Fuir avant de souffrir. Décevoir de façon volontaire. Rejeter avant d’être rejeté.
En ce jour de Fête des Pères, ne doutez pas de votre importance. Et je m’adresse à tous les hommes, pas seulement ceux qui traînent un enfant dans leur sillage. Vous êtes peut-être le père d’un élève, du fils de votre meilleur ami, du voisin qui commence sa vie d’adulte, de quelques ados du voisinage. Être père, c’est beaucoup plus une histoire de temps accordé et d’oreilles grandes ouvertes que celle d’un spermatozoïde se frayant un chemin jusqu’à une ovule.
vendredi 13 juin 2008
Exit
C'est aujourd'hui le plaisir que je m'offre. Car vous lisez en ce moment-même le dernier billet du blog "Le Monde en Saignant".
Comme une année scolaire qui s'achève
Comme un arbre qui n'a plus de sève
Mais avant de mettre un terme à ce premier chapître, laissez-moi vous expliquer le pourquoi de ce suicide virtuel qui me fait déjà, ma foi, le plus grand bien.
J'ai créé ce blogue sur un coup de tête, une fin de semaine, après avoir entendu PMT me rabrouer les oreilles avec son blogue. Il se sentait seul, le pôvre, alors, après lui avoir offert mon sein, je me suis dit, pourquoi ne pas écrire à mon tour?
Dès le tout début, j'ai eu le soutien d'un enseignant que vous connaissez bien et que j'ai appris à bien connaître. Quel bien il m'a fait, vous n'avez pas idée! Être accepté par mon collègue, c'était normal, il n'aurait pas pu faire autrement. Mais être encouragé par un confrère virtuel, alors là, c'était le summum pour une recrue comme moi. Ça voulait juste dire que j'avais ma place ici, parmi vous.
Ensuite sont venues les femmes. Ah, les femmes! (comme dirait Ferland). Celle que j'ai renommé et à qui j'ai finalement dédié une aventure de super-héros. Puis, il y a eu la dernière lettre, celle qui a incarné la douceur et l'acceptation et qui m'a aidé à prendre confiance ici. Je ne peux que les en remercier.
Certaines n'ont pas idée de l'influence qu'ils ont eu sur moi. Par leur front, par leurs mots bien choisis ou par le lien qui m'unissait à eux comme par enchantement. Elles n'ont pas idée de l'intérêt que j'ai porté à leurs blogues, that's for sure.
Il y a eu la douceur incarnée, celle qui m'a appris que chacun avait une armoire, ma découverte de 2008, qui a pourtant été celle de tant d'autres, bien avant moi. J'envie votre sagesse, mesdames...
Puis, il y a eu tous ceux qui sont passés, qui sont revenus ou pas. Vous ne pouvez pas savoir ce que vous avez apporté à ce blogue, vous n'en aurez jamais aucune idée...
Finalement, il y a deux personnes issues de ma vie réelle. La B.S., Maryse et Prof en Exil, qui m'avez tellement gâté en mots à travers vos bouches et vos e-mails... Je ne saurai jamais vous dire assez merci! Je vous aime.
Alors, gâté comme je suis, pourquoi disparaître, vous demanderez-vous donc? Parce que mon dernier billet a dû être expliqué à quelques collègues qui se sont senti visées par celui-ci. Alors que ça représentait la première tentative de sortir mon "fond" sur le web.
Parce que je ne peux plus suivre mon rythme d'un billet intéressant par deux ou trois jours comme je vous avais habitué. Ma routine de ces temps-ci? Un billet le mardi ou le mercredi, un petit clin d'oeil du week-end le samedi ou le dimanche et finalement, un billet le mardi ou le mercredi d'après. Je me déçois moli-même et ne me sens pas prêt à changer de rythme ici.
Parce que je veux donner du temps à mon Koala, ma Loutre et ma Blondinette qui le méritent tant. Ils ont vécu avec un zombie tellement d'années qu'elles méritent de profiter à temps plein de leur nouveau papounnet et chummy. C'est aussi simple que ça!
Parce que je ne me reconnais plus dans mes billets du tout début. Je me relis et j'ai l'impression que ces écrit de puceau n'ont plus rien à voir avec moi maintenant.
Parce qu'à travers THE SHOW, l'album des finissants, la soirée des finissants, les examens de fin d'année et tout le reste, il ne me reste plus aucune énergie à mettre ici.
Parce que j'ai le goût de me réinventer et de vous reconquérir un à la fois. Et par, un rythme plus lent, avoir plus de temps pour aller voir ce que vous faites de beau.
Alors, voilà le premier chapître qui tire à sa fin. On a eu du fun, pas vrai? Mais ne vous en faites pas, je reviendrai dans un jour, dans une semaine, dans un mois, avec un tas de "pas grand'choses" à vous raconter, c'est certain. Des "100 questions...", des "Tumultueuses aventures de...", etc. Ce n'est que le début de ma grande aventure à travers vous, je le crains bien. Ceux qui m'aiment me suivent et ceux qui ne m'aiment pas, voilà l'occasion parfaite de me "flusher"!
Ceux qui veulent connaître le moment exact où je renaîtrai de mes cendres, plus sûr de moi, avec des attentes plus réalistes, avec un rythme plus adapté à ma réalité, envoyez-moi un mot, par e-mail au: lemondeensaignant@hotmail.com. Je vous promets de vous envoyer un e-mail le jour même de ma réincarnation. Pour les autres, vous n'avez qu'à suivre mes commentaires que je laisserai sur d'autres blogues et à cliquer sur mon nom. Vous trouverez sûrement un moyen de me retrouver...
Merci pour tout, sincèrement. Vous n'avez pas idée du bien que vous m'avez fait. Je suis un peu plus grand, un peu plus sage et un peu plus homme, aussi bizarre que ça puisse sembler. Vous n'avez qu'à aller jetter un coup d'oeil ici, pour vous en rendre compte.
Allez, un corps qui traîne trop longtemps, ça pue... À bientôt, c'est promis!
xxx
mercredi 11 juin 2008
Pétage de coche
C’est que voyez-vous, ça fait douze ans que j’enseigne et que j’observe le même comportement chez des enseignants, certains étant dans le métier depuis plusieurs années, et je ne suis plus capable d’en prendre. Le constant que j’en ai fait est pourtant tout simple, certains sont des cannibales. Leur bouffe? Les enfants ou plutôt la confiance en soi de ceux-ci.
Il m’arrive de crier, pas souvent mais il m’arrive de le faire. Le pire, c’est que bien souvent, ce n’est même pas leur faute. J’ai eu une mauvaise nuit ou tout simplement, je préfèrerais être ailleurs ce matin-là. Alors, je perds patience à la moindre offense et mes réactions sont alors exagérées. Et les murs de la classe tremblent, je vous le jure. Mais après une dizaine de minutes, lorsque tout est redevenu calme, vous savez ce que je fais? Je m’explique avec mon groupe et surtout, leur dit la vérité lorsqu’elle est racontable et que j’en ai le goût. Sinon, je cite des « raisons personnelles » et prends le temps de leur dire que j’ai la peau sensible et qu’il vaudrait mieux faire attention l’un à l’autre. Et vous savez quoi? Ils font attention à moi, tout comme je fais attention à eux lorsqu’ils ne se sentent pas bien et qu’ils viennent m’en parler.
Loin de moi l’idée de me penser parfait, loin de là. Croyez-moi, il vous suffirait d’une seule journée dans ma classe et vous me trouveriez mille défauts, c’est certain. Et je ne demande pas la perfection à personne non plus. Ce qui se passe dans leurs classes, jusqu’à un certain point, je n’en ai rien à foutre.
Mais lorsque certains enseignants nous prennent pour complice dans leur destruction quotidienne, moments où ils rejettent toutes leurs frustrations de la journée sur les enfants à qui ils doivent enseigner, c’est assez! Vous voulez des exemples? Et bien en voilà quelques-unes :
-On sait bien, toi, tu ne fais jamais rien!
-En Saignant, voudrais-tu d’un gros bébé dans ta classe?
-En Saignant, attends avant de partir! Sais-tu ce que ton élève a fait? Il a …
Et tout ça, toujours en s’assurant d’avoir le plus d’oreilles possible, histoire de faire un effet bœuf, but qui sera atteint lorsque la victime regardera par terre, honteux.
Ces personnes n’ont aucune notion du respect qu’ils essaient d’inculquer aux enfants. Ils n’ont pas le temps de prendre l’élève à part pour lui parler, c’est certain. Certains trouvent le temps mais pas eux. Et sans le savoir, ils durcissent l’image de « looser » que l’élève a de lui-même, image qu’il s’assurera de perpétrer car c’est la seule que lui renvoie son miroir lorsqu’il prend le risque de se mirer dedans.
Heureusement, ils ne sont pas légion. Il y en a toujours un ou deux par école qui n’ont pas le temps, en un an, de faire trop de dégâts. Je me demande seulement comment ils font pour être heureux dans ce métier en agissant de la sorte 180 jours par année.
Excusez-la...
Vous, en avez-vous de cette race dans vos écoles?
dimanche 8 juin 2008
Le clin d'oeil du week-end (vol.5)
Je dis aux élèves, à la blague, comme il est difficile d'accepter ma perfection, jour après jour, et de voir les autres humains avoir tellement de misère à évoluer dans la vie. Balloune me regarde et me lance:
-Ouais, ouais, je suis certain de ça!
-Tu n'as pas le droit de parler, tu es une sous-race! lui répondis-je.
-Et toi, un sous-rat! me lance t'il du tac au tac.
-Tu n'es qu'un sous-crasse! lui répondis-je.
-Et toi, un sous gras! me répond-il, encore du tac au tac.
Au mois de septembre, ça n'aurait pas passé. Mais à une dizaine de jours de la fin, avec son sourire qui voulait dire "c'est tu correct, En Saignant", pourquoi pas? Il faut bien qu'ils se payent ma gueule un peu...
jeudi 5 juin 2008
Jouons un peu
Mais comme je ne suis pas un homme de parole, je vais quand même tenter l'expérience. Mais pourquoi faire dans le facile? Alors, bienvenue à la première "Tag En Saignante".
Tout d'abord, les règlements:
- Mettre le lien de qui m’a taggé. (Là, je suis déjà dans la merde car je me suis auto-tagué... Que disait Woody Allen à propos de la masturbation? Que c'était de faire l'amour avec quelqu'un qu'on aime...)
- Mettre le règlement sur mon blogue. (À quoi ça rime, ce règlement et qu'arrive t'il si je ne le fais pas? On m'avertit que dorénavant, seule la cachette me sera permise?)
- Répondre aux 6 questions suivantes. (Encore là, qui viendra vérifier? Des règlements sans arbitres, ce n'est pas des règlements...)
- Tagger 6 personnes à la fin du billet en mettant leur lien. (C'est promis, juste pour leur faire plaisir! Surtout que j'étais toujours celui qui voulait la tag quand j'étais jeune mais qui ne la recevait jamais!)
- Avertir directement sur leur blogue les personnes taggées. (Comment trouver la phrase punchée qui me permettra de sortir du "Je t'ai tagué!" habituel? Je trouverai)
1-Si tu pouvais amener avec toi une seule personnalité célèbre sur un île déserte, de qui s'agirait-il?
Sûrement Bernard Voyer et j'ai une méchante bonne raison pour cela. Étant donné qu'il a fait toutes ses excursions en milieux froids et hostiles et qu'on serait sur une île déserte, on partirait égal à égal et je suis pas si mal en camping. Donc, il ne pourrait pas me donner des tonnes de conseil du haut de son arrogance et si jamais il le faisait, je pourrais avoir cette douce conversation avec lui:
-Tu sais, En Saignant, j'ai appris, à travers mes 67 excursions dans le Grand Nord, que le froid...
-Tu trouves qu'il fait frette icitte?
-Non, mais...
-Ferme ta gueule! Écoute, tu vois la belle rangée de palmiers là bas, toute droite? Ça sera notre frontière. Tu prends l'ouest et je prends l'est. Tu as le droit de venir me visiter une fois par année, à Noël, disons. Et laisse faire pour les techniques de réchauffement peau-à-peau en cas d'hypothermie. Tu te chercheras un pingouin si tu tombes à l'eau!
Ahhhhhhhh... ça fait du bien!
2- Et sur cette même île déserte, qu'apporteriez-vous comme seul objet?
Un arbalète.
3- Combien de personnes y a t'il dans votre tête?
Il y en a trois. Et je compte bien vous les présenter de ce pas, puisqu'on est dans les confidences.
Tout d'abord, il y a En Saignant. C'est le tristounet avec ses histoires tristounettes. C'est le côté nutritif du Mini-Wheats. Il s'ouvre à vous de façon parfois habile, parfois moins habile et retourne se cacher dans sa grotte pendant un bout. Dans ces moments-là, il laisse la place à...
En Niaisant, mon alter ego qui dit n'importe quoi sous n'importe quelle forme. C'est le côté givré du Mini-Wheats. Il déconne avec vous et est parfois surpris que vous le suiviez dans les recoins sombres de sa tête et est d'autant plus surpris que vous trouviez drôles des passages que seul lui semble rire. Lorsqu'il est fatigué, il laisse la place à...
En Zignant, le nouveau-venu qui, horreur, semble plaire lui aussi. C'est le côté lubrique du Mini-Wheats (pas certain que vous le connaissiez, celui là!). Il tourne tout à la vulgarité et fait ressortir en vous le côté tordu de votre personnalité.
4- Avez-vous un côté bébé à votre personnalité?
Mais bien sûr mais je vous avertis que là, je vous fait une énorme confidence. Ce jeu de tag est vraiment entraînant...
Lorsque Prof Malgré Tout me parle trop fort, qu'il est frustré après moi, je ne me possède plus. Même quand je sais que ce sont des humeurs d'artistes. Alors, je me réfugie dans ma classe vers les 16h00, ferme la porte et les lumières, me couche sous mon bureau en petite boule et suce goulûment mon pouce.
Seul un concierge il y a quelques années attiré par ce bruit de succion a assisté à ce triste spectacle. Il pensait que l'école avait acheté une balayeuse sans lui en parler.
5- Parlez-nous d'une habitude que vous avez sur la blogosphère mais dont nous ne savons rien.
J'aime beaucoup me laisser des messages sous un tas de pseudonymes. Ainsi, lorsque je me sens un peu pince-sans-rire, j'utilise Prof Masqué. Lorsque j'ai le goût des jeux de mots, je deviens Zed. Lorsque j'ai le goût de vous impressionner et de vous mélanger, je deviens Femme Libre. Je deviens Gooba lorsque j'ai le goût de me faire désirer entre deux absences et finalement, lorsque mon commentaire est vraiment stupide et irréfléchi, je deviens Prof Malgré Tout.
Je tiens du même coup à remercier mes cinq lecteurs qui nous accompagnent!
6- Parlez-nous d'une chose que vous ne réussirez jamais à comprendre dans le merveilleux monde où l'on vit.
Étant plus jeune, les Foubrac m'ont vraiment fait rigolé. Je les trouvais ingénieux et ils m'impressionnaient énormément. Jusqu'à ce que la zizanie s'infiltre dans leur duo.
On les appercevait toujours ensemble auparavant, ils étaient inséparables. Mais maintenant, il n'y a que le jeune qui apparaît au Festival Juste Pour Rire pour nous jouer l'hymne national avec ses gaz.
Je ne connais pas la raison pour laquelle le vieux semble s'être fait tasser. Était-ce parce qu'ils recherchaient une nouvelle clientèle? Serait-il mort sans que nous l'ayons su? Aurait-il avalé sa pompe à bicyclette lors d'un spectacle dans la salle paroissiale de Ste-Anne-de-Sorel?
Je n'en ai aucune idée mais je vous jure que le jour où je découvrirai la vérité, quelqu'un va payer, c'est certain. Je ne dirai pas qui mais il est dans la quarantaine, a les cheveux noirs, prend toujours des poses avec les mains ouvertes devant la caméra et peut dire "Vote Obama" avec des pets de d'sous d'bras.
Save the whales!
Voilà, j'espère que vous en savez un peu plus sur moi maintenant. Ça m'a vraiment fait du bien de m'ouvrir à vous. Ah, et puis, je change le dernier règlement. Si j'ai réussi à vous accrocher au moins cinq sourires durant la lecture de ce billet, reprenez la tag sur votre blog. Il me semble que c'est un bon deal, non? Et laissez-moi un message ici si vous le faites.
Et un éclat de rires à haute voix vaut cinq sourires...
lundi 2 juin 2008
La légende de Doris ou la femme qui avait peur des pénis
Laissez-moi donc vous raconter
Une petite légende bien salée
L'histoire de la belle Doris
La femme qui craignait les pénis
Jusqu'à trente ans, elle fut normale
Une journaliste de Montréal
Point d'amour pour les vergetures
Mais une passion des verges dures
Croupissant dans les faits divers
Les accidents sans pneus d'hiver
Les vieilles oubliées sans bassines
Les jeunes noyés dans les piscines
Mais pourtant elle espérait plus
Rêvant d'une vie en montagnes russes
De quatre jeunes hommes bien membrés
N'existant que pour la baiser
S'inventant un monde parallèle
Comme seul vêtement, un porte-jaretelle
Et des phallus un peu partout
Qui poussaient comme de l'herbe à poux
Il y en avait des gros, des p'tits
D'autres ressemblant à des radis
Des vaillants comme des paresseux
Certains d'ébènes, d'autres farineux
C'est alors que vint l'occasion
À la demande de son patron
De voir son fantasme prendre vie
Et d'accéder au Paradis
On lui annonça que les sports
Seraient où elle ferait son or
Finis les chats écrabouillés
Que des athlètes nus à épier
Quelle ne fut pas sa grande surprise
De voir que ses toutes premières prises
Seraient les champions de basket
Et toutes leur longissimes quéquettes
Aussitôt le match terminé
Elle marcha sans se dépêcher
Afin d'être dans le vestiaire
Après la douche, avant la bière
Lorsqu'elle entra, la lumière fut
Que des pénis à perdre de vue
De gros engins, tels des bananes
Se balançaient comme des lianes
Elle pénétra d'un pas léger
Toujours de son micro armée
Prête à écouter le plus grand
Ou encore même le plus gland
C'est alors que d'un geste lent
Le centre, un grand insignifiant
Lui balança son écureuil
Et d'un seul coup, lui creva l'oeil
On appela tout de suite l'ambulance
Mais elle n'avait plus aucune chance
De sauver son outil de voyeuse
La chose qui la rendait heureuse
Elle en sortit un oeil vitré
Tout son moral dans ses souliers
Et ne sachant plus comment faire
Pour voir une couille les yeux ouverts
Elle appela un groupe de soutien
Afin de trouver des moyens
Pour passer par-dessus sa peur
Du gros pénis porte-malheur
Elle rencontra un tas de gens
Que des adultes, aucun enfant
Chacun portant sa propre croix
Chacun racontant son émoi
Y'avait Martin qui a peur des seins
Depuis qu'un dimanche au matin
Il trébucha sur sa copine
Et s'étouffa de sa tétine
Et puis un jeune homme plutôt triste
Qui avait peur des clitoris
Qu'il n'avait jamais pu trouver
Et il tremblait juste d'y penser
C'est auprès d'eux qu'elle se guérit
Et jouant avec de gros céleris
Ou n'importe quel aliment
Qui lui donnait des tremblements
Maintenant, elle mène une vie normale
Elle écrit pour un grand journal
Mais son coeur tremble encore un peu
Lorsqu'elle repense à son épieu
dimanche 1 juin 2008
Lendemain de veille
Mais une brosse comme celle de la semaine passée, jamais. J'ai enfin réussi à être là pour eux, tout en était de plus en plus là pour elle. Et ça, c'est plus important que tout.
J'ai une idée de billet humoristique qui s'intitulerait "Doris ou la femme qui avait peur des pénis". J'essaie de vous faire rire avec un titre aussi con? Ça vous dit? Blondinette, qui a entendu le synopsis, trouve ça con, alors ça me motive encore plus à l'essayer, tête de cochon que je suis.
Allez, je dégrise encore un peu et on repart...
p.s. Désolé de ne pas avoir pu répondre à vos commentaires mais disons que le peu d'heures que je passais chez moi ne me le permettait pas.